Photo des Beatles via She’s Electric.
Sir Paul (déjà en photo sur ce blog hier pour illustrer la fête des pères) fête aujourd’hui ses 70 ans. Toujours créatif et en belle forme, l’homme prouve que la pop, ça conserve !

Un joyeux anniversaire quand même à Morrissey qui fête ses 53 ans aujourd’hui !
Photo via Papermag.

Maurice, Robin et Barry Gibb des Bee Gees en 1965
Robin Gibb, l’une des voix des Bee Gees s’est éteinte neuf ans après celle de son frère jumeau, Maurice. L’Histoire musicale retiendra la contribution du groupe au déferlement disco (grâce à la bande originale de Saturday Night Fever qu’ils ont composée), l’amateur de pop lyrique gardera en mémoire les mélodies et les harmonies de ce trio qui avait débuté sa carrière en Australie à l’adolescence avant de conquérir la Grande-Bretagne, leur pays de naissance, puis le reste du monde.
Ci-dessous, To Love Somebody (1969), composée par Robin, mais interprétée par Barry, ce qui avait causé des tensions dans le groupe.
Preuve de leur indéniable talent, ils ont été nombreux à se réapproprier leur répertoire. Ci-dessous, How Can You Mend a Broken Heart (1971) reprise par Al Green un an plus tard :
Et pour finir, Chain Reaction par Diana Ross, une chanson kitsch dans sa production, mais qui, une fois dépouillée de ses oripeaux tape-à-l’œil est une merveille. Voilà le genre de miracle mélodique dont étaient capables Robin Gibb et les Bee Gees…

Donna Summer sur la pochette de Four Seasons of Love (1976).
L’icône disco s’est éteinte des suites d’un cancer à l’âge de 63 ans. Physique de mannequin et voix vraiment magique, elle avait une telle puissance et un tel sex-appeal qu’elle aurait réveillé les morts. On se souviendra de Love to Love You Baby, chanson de 16 minutes et 50 secondes qui pourrait être la bande-son idéale à un ébat, et I Feel Love, deux titres produits par le génial Georgio Moroder, son pygmalion, mais aussi de Hot Stuff, On thé Radio et de Could It Be Magic qui résume si bien le disco : l’hédonisme teinté de mélancolie. Dansons pour oublier le reste…

Photo des Beastie Boys © Sophie Bramly. Adam Yauch au centre, contre le mur, caché, Rick Rubin.
Y a-t-il des disparitions plus supportables que d’autres ? Celle du Beastie Boy Adam Yauch ou MCA, emporté par un cancer, laisse incrédule. Partir à 47 ans, c’est toujours trop tôt, surtout quand on a incarné à ce point la jeunesse et l’insouciance, et que cette image, même passé un âge respectable, vous colle à la peau.
J’avais rencontré le groupe en 2009 à Paris. Les Beastie Boys venaient promouvoir l’album Hot Sauce Committee. Vanneurs, déconneurs, dingues de fromage (ils s’étaient fait livrer un plateau avec brie, bleu, comté…) dans leur chambre d’hôtel. Ils n’étaient forcément les meilleurs clients à interviewer, trop occupés à savourer les spécialités françaises, mais quand même… Quel plaisir de rencontrer ces légendes du rap américain avec lesquels la génération des 30-45 ans a grandi. Une semaine après leur venue, on apprenait qu’Adam Yauch était atteint d’un cancer et que l’album était repoussé…
Des trois, Adam Yauch semblait le plus sage. Bouddhiste depuis les années 90, il s’était investi dans le Tibetan Freedom Concert. On le sait moins, il était dingue de cinéma, réalisateur (entre autres celle d’Intergalactic) et avait fondé la société de production et de distribution de films Oscilloscope Laboratories.
On lui rend hommage avec Sabotage, extrait de Ill Communication…
Whitney Houston est morte la veille des Grammy Awards à l’âge de 48 ans. Fille d’une légende du gospel, cousine de Dionne Warwick, filleule d’Aretha Franklin, elle avait un destin tout tracé. Superstar dans les années 80 et 90, elle vend des millions d’album. Son étoile commence à pâlir à la fin des années 90, lorsque son usage de drogues et d’alcool devient incontrôlable. Sa voix exceptionnelle a ouvert un boulevard aux divas Mariah Carey et Beyoncé Knowles.
Ci-dessus, I Wanna Dance With Somebody (1987) et ci-dessous une reprise étonnante par David Byrne 15 ans plus tard (merci à Frédérique pour le lien).


David Byrne : Live at the Union Chapel (Warner Vision, 2002)
Whitney Houston : The Ultimate Collection (Sony Music)
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Whitney Houston en couverture de People Magazine en 1986.
Cette semaine, on a croisé Air et les Tindersticks, découvert un nouveau morceau de The Shins, de Jack White et de Kavinsky, vu en différé le concert des Arctic Monkeys à l’Olympia, et la nouvelle vidéo, très politique de Bruce Springsteen.
Du côté des vedettes, Madonna a offert un petit concert intime pour le Super Bowl.
On les attendait pas mais ils reviennent quand même : ce sont les Dexys Midnight Runners qui sortiront prochainement un album, le premier depuis 27 ans.
Damon Albarn, qui a donné son feu vert à un nouvel album de Blur, a également un autre projet en cours avec Tony Allen (batteur de Fela) et Flea (bassiste des Red Hot Chili Peppers) : Rocket Juice and the Moon.
Nile Rodgers collabore avec Daft Punk, le chanteur d’Interpol, Paul Banks, peaufine un deuxième album solo pour Matador Records.
Carnet rose : la famille Carter (Jay-Z et Beyoncé) a ouvert un blog à la gloire de sa fille, la très jolie Blue Ivy Carter. Elle n’a pas deux mois, c’est déjà une star.
Décès : Whitney Houston, qui laissera, on l’espère le souvenir de ses débuts, ceux d’une voix hors du commun, qu’on aime ou non…
On se quitte avec Tennis, un duo de Denver dont on reparlera très vite.
Bonne fin de week-end à tous !
Aujourd’hui, j’ai l’honneur de vous présenter Suzanne Séjournant, agrégée de géographie et auteur de 60 ans de vadrouille. Dans son blog, elle...
EN VOITURE !
Livre accordéon paru aux éditions Larousse